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J'ai donné une claque à mon fils... Ou quand nos blessures s'activent



Aujourd’hui, lors d’une séance de coaching, Virginie me partage son inquiétude quant à la possibilité d’être maltraitante avec ses enfants : Elle m’explique avoir eu une réaction instinctive en donnant une claque à son enfant de 2 ans, pour protéger celui de 3 mois.


Et que ce qui l’a le plus touché dans sa réaction, hormis la claque qu’elle ne valide pas, c’est que, après son geste, une pensée s’est glissée en elle : « Bien fait pour toi ! Et tu ne va pas pleurer en plus ! ».

Elle a cru entendre sa mère.

Dans sa tête.

Cette pensée comme un vestige du temps où elle-même était maltraitée.

Une pensée « plus forte » qu’elle, ancrée profondément dans son cœur d’enfant.


Consciente (très consciente !) des schémas qu’elle reproduit, elle me demande de l’aide.


Je lui ai partagé cette métaphore :


Si j’ai une blessure purulente au genou, cachée sous mon pantalon, et que quelqu’un me donne un coup sur celle-ci, je risque d'avoir mal, et de réagir (très) violemment. Ne dit-on pas que les animaux blessés sont les plus dangereux ?


Si cette même blessure a été vue et désinfectée, ma réaction risque d’être moins forte, voire alignée avec mes valeurs.


Tu l’auras sans doute compris :

La blessure au genou = une blessure d’enfance.

Le coup que je reçois = une situation / une attitude / des mots qui viennent toucher "là où ça fait mal". L'autre n'est pas responsable de ma souffrance, il n'en est que le déclencheur.

Ma réaction violente = un comportement que je prends / des mots que je dis, et qui sont « plus forts » que moi.

Ma blessure vue = ma blessure d’enfant que j’accueille et que je reconnais.

Ma blessure désinfectée = ma blessure d’enfant que j’ai investigué, déprogrammé, soigné.

MAIS, même si ma blessure est vue et désinfectée ET que je suis FATIGUÉE et/ou que je suis INSATISFAIT(E) de ma vie, je risque de ressentir plus fort le coup, et également de réagir violemment.


Parcequ’il restera toujours une cicatrice. La marque de ce que nous avons vécu. Et c’est normal. Et c’est bien.

C’est un rappel de ce qu’à vécu la petite fille/le petit garçon que nous étions, elle/lui qui a tellement besoin de reconnaissance de ce passé douloureux. Et qui nous constitue.

C’est aussi un rappel de la vigilance que nous avons à avoir pour nous-même. De nos limites. De ce qui est acceptable et de ce qui ne l’est pas.


Nous avons conclu cette première séance à ce sujet avec 3 champs d’action / d’attention, complémentaires, qu’elle peut envisager dès aujourd’hui :


1. Continuer à soigner en profondeur son enfance maltraitée. Déprogrammer. Reprogrammer son cerveau. Nous avons fixé un rendez-vous pour une séance d’hypnose à ce sujet. Elle envisage également la Formation Tous Parents, créée exactement pour ça.

2. Dormir. Autant qu’elle peut. Veiller à la qualité de son sommeil.

3. Mettre un pansement rembourré sur sa blessure.

Un pansement rembourré sur sa blessure = se créer une vie qui la satisfait. Et pour cela, savoir ce qu’elle veut. Prendre des décisions. Changer ce qui peut l’être, quitter ce qui n’est déjà plus.


Parcequ’une blessure vue et désinfectée, sur un corps reposé, dans une vie satisfaisante, deviendra une force. Une force bienveillante. Comme Virginie le souhaite si profondément.


Et toi ? Est-ce que comme elle, comme moi, comme beaucoup d’autres, tu as laissé des blessures d’enfant s’infecter et influencer tes réactions ?

Te faut-il soigner en profondeur ? En sachant que cette étape nécessite bien souvent une aide extérieure.

Ou mettre un pansement rembourré en te créant une belle vie ?

Ou les 2 ?


Quel premier pas, quelle première action pourrais-tu faire aujourd’hui pour commencer ou continuer ce chemin de guérison ?


Je t’invite à partager cette action en commentaire si cela peut t’aider à la matérialiser, et parce que cela peut en inspirer d’autres.


A partir d’où j’en suis aujourd’hui, et du travail de guérison qui a déjà été accompli, voilà ma première action à moi : Ranger les armoires de ma cuisine. Je commence demain !

Le rapport ? Ma maison est de plus en plus épurée, rangée et organisée : je sens à quel point cela soutien une énergie fluide au quotidien, et déteint positivement sur mon humeur et mes relations familiales. Et tous les jours, ce bazar dans mes armoires de cuisine, ça me complique la préparation des repas, voire ça m’énerve, moments que j’apprécie pourtant, et que j’ai à cœur de partager avec ma fille Lula.

C’est une manière très concrète de mettre un pansement rembourré, dans ma réalité à moi.



A toi de jouer maintenant !

Belle vie, avec tout mon Amour,

Fanny.




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Fanny Polet

Formatrice et coach de Vie holistique dans la région de Namur (Belgique), exploratrice de sens et d'authenticité, co-créatrice de la Méthode Equanime, j’aime voir la lueur de la prise de conscience s’allumer dans le fond des yeux. C’est avec enthousiasme et une joie réelle que j’ai choisi d’accompagner les personnes motivées, prêtes à s’investir et à relever le défi d’OSER ÊTRE !

 

Bienvenue dans l’aventure intérieure !

Me contacter

0487/23 92 56

Namur, Belgique

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